La Bourboule / La Borbola (63)

La Bourboule est une commune qui se situe dans les Monts Dore dans le Massif du Sancy. Les habitants de La Bourboule se nomment les Bourbouliens et les Bourbouliennes.

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La Bourboule est une ville de moyenne montagne située dans un élargissement de la vallée de la Haute Dordogne. Plus précisément, elle est au confluent de cette rivière et du ruisseau du Vendeix. Elle se situe dans une vallée glaciaire à une altitude moyenne de 852 mètres.

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Un peu d’Histoire :

L’origine du nom de La Bourboule est encore actuellement imprécise. Certains pensent y voir la preuve de l’existence d’une ancienne zone boueuse (borbola, bourbe). Cette hypothèse se base sur le nom des lieux environnants comme Pessy (poisson), Murat (mur, barrage), Quaire (quai). En effet, les eaux thermales y rejoignaient la Dordogne pour y former une zone marécageuse.
Une autre hypothèse qui paraît plausible est que le nom de La Bourboule viendrait du nom celtique du dieu des sources Borvo. Ceci démontrerait la grande ancienneté des sources thermales, qui ont fait la renommée de cette ville. Vers 1830, une cuve en bois (probablement un vestige d’une piscine gallo-romaine) a été découverte lors de fouilles. D’autre part, en 1463, un dénommé Jean Lacombe tenait un établissement de bains à La Bourboule et un certain Pierre Chanet prit sa suite. Ceci apparaît dans un bail passé avec Guillaume de La Tour, Seigneur de Murat-le-Quaire.

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La Bourboule a obtenu le statut de commune autonome en 1875 avec le village du même nom et les hameaux de Quaire, Fenestre, Vendeix et du Pregnoux. Avant cette date, elle dépendait de la commune de Murat-le-Quaire. Cette date de 1875 a été le point de départ de son extension et de sa prospérité, qui a fait d’elle une « Grande ville d’eaux », qu’elle est devenue en quelques années. Elle s’est alors dotée d’équipements de soins importants dans les années 1870 (thermes Choussy, Grands thermes, etc.), d’une église néoromane construite dans les années 1880, de deux casinos construits entre 1890 et 1892, etc. Cette période de développement est marquée par la « guerre des puits » entre les familles Choussy et Mabru se déchirant sur la propriété des différentes sources thermales.

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Dans la 1re moitié du XXème siècle, elle est l’une des stations thermales les plus importantes du Massif central en compétition déclarée avec l’autre station du massif du Puy de Sancy, Mont-Dore, dont les eaux ont d’autres propriétés que celles de La Bourboule. C’est l’âge d’or de la station thermale. La Bourboule accueille une élite bourgeoise venant de France et d’Europe, des stars de l’époque y séjournent comme Buster Keaton ou Sacha Guitry. De grands hôtels sont construits et le site de Charlannes (mont qui surplombe la Bourboule) est aménagé avec la construction d’un hôtel, d’un terrain de golf (qui fermera en 1939) et d’un funiculaire pour relier la station à ce mont. Au cours des Trente Glorieuses, la Bourboule abandonne son costume de station mondaine pour devenir la plus importante station thermale de France pour enfants sous l’impulsion de la Sécurité sociale.

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L’église Saint-Joseph de La Bourboule :

L’église actuelle de La Bourboule a été construite entre 1885 et 1888 par l’architecte Gardin, ancien maire de La Bourboule. Elle est fortement inspirée de la basilique d’Orcival. Elle est de style néoroman auvergnat. Elle a été construite en lave blanche agglomérée de divers matériaux volcaniques. 20 magnifiques chapiteaux ont été sculptés en 1941 par Henri Charlier, artiste bourguignon.

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Le Thermalisme :

La ville est connue essentiellement comme station thermale. Le thermalisme bourboulien est spécialisé dans le traitement des affections des voies respiratoires de l’enfant et de l’adulte, de l’asthme, des problèmes de peau (eczéma, psoriasis notamment) ainsi que les troubles du développement de l’enfant.

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L’âge d’or du thermalisme, à La Bourboule, reste l’entre-deux-guerres, durant laquelle une clientèle de luxe (émirs, sultans, etc.) venait s’y détendre. L’architecture de l’artère principale de la ville s’en ressent.

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Une certaine mélancolie en est ainsi ressortie, avec ce mythe de « l’âge d’or du thermalisme », vantant les fastes de cette période (tapis rouges pour accueillir la clientèle) et accusant la Sécurité Sociale d’avoir attiré les classes populaires dans la cité thermale, qui, de ce fait, remplaçaient la riche clientèle à partir des années 1950. Mais, depuis quelques années, la station a encore perdu de son éclat en ayant vu progressivement disparaître les cohortes d’enfants descendant des maisons de soins pour se rendre du printemps à l’automne aux thermes. La politique du gouvernement a été plus contraignante avec les cures depuis la crise mettant ainsi en danger la survie des petites stations thermales comme La Bourboule qui voit toute son activité menacée (commerce, tourisme…).

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Importante station pédiatrique et l´une des meilleures stations thermales de traitement en voies respiratoires, La Bourboule dispose de 3 établissements thermaux – les Grands Thermes, les Thermes Choussy et la résidence Thermale Choussy.

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Grands Thermes de La Bourboule :

Les « Grands Thermes », reconnaissables à ses étonnantes coupoles orientales furent commandés en 1876 par la Compagnie des Eaux Minérales de La Bourboule à l’architecte Agis-Léon Ledru (ouverture en 1877). Il était important que l’architecture soit vue et qu’elle se distingue : symbole de prospérité et transport de l’imaginaire. Sitôt arrivé à la station, le dépaysement devait être total. Par l’évocation d’une « Byzance » perchée sur les hauteurs du paysage auvergnat, le séjour promettait d’être somptueux avec sa part de rêve et d’exotisme. Plus d’un siècle plus tard, la magie opère toujours. Les Grands Thermes de La Bourboule sont les thermes municipaux de la ville.

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Thermes de Choussy :

Le premier établissement date de 1821 et correspond actuellement aux Thermes Choussy ; reconstruit cinquante ans plus tard, il a été remanié en 1964 sur une idée de Le Corbusier. À l’emplacement des Thermes historiques de La Bourboule, la première construction datait de 1463 ; une reproduction du bail, en latin, cédant l’exploitation « des hospices » de La Bourboule est représentée sur la buvette en pierre de lave située dans le hall principal des Thermes de Choussy (réalisation en 2005 par le tailleur de pierre Courtadon, le Cratère). Ce bâtiment présente une architecture particulière pour un établissement thermal se composant de deux parties principales : une première, très ancienne faite de reconstruction successive au fil du temps (1463, 1810, 1828, 1862) et une partie plus récente datant de 1964 (architecture due à un élève de Le Corbusier). Une partie des Thermes Choussy dès 1860 a été utilisée en tant que laboratoire d’embouteillage de l’eau thermale à destination des pharmacies françaises et européennes. Cette activité importante à l’époque perdure jusqu’en 1940.

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Le casino Chardon :

C’est le casino actuel de La Bourboule. Construit à partir de 1892 pour Monsieur Chardon par les architectes parisiens Émile Camut (fin XIXe siècle) et Georges Vimort (extensions des années 1920). Ses façades sont ornées de mosaïques et le décor intérieur de la salle de jeu est stuqué en plus de comprendre des chapiteaux, colonnes et pilastres. Le hall est couvert par deux fausses coupoles sur pendentif. Il remplaçait le tout premier casino, ouvert dans les années 1870, construit en bois et aux allures de saloon.

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Le casino des Thermes / La Mairie :

C’est aujourd’hui la mairie de La Bourboule avec une partie occupée par l’office du tourisme. Il fut construit en 1891 par l’architecte Harvey-Picard sur commande de la Compagnie des Eaux Minérales. Il fut racheté en 1910 par la municipalité pour y installer la mairie dès 1913. C’est un monument remarquable pour sa façade et son balcon soutenu par quatre Cariatides, pour la mosaïque du hall d’entrée et pour son imposant escalier d’honneur richement sculpté et orné.

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La pâtisserie Rozier :

Construite en 1920 par l’architecte Louis Jarrier, elle arbore une façade Art nouveau composée de mosaïques réalisées par Alphonse Gentil et François Bourdet ainsi qu’une loggia s’ouvrant sur la rue. Bâtisse inscrite aux Monuments Historiques depuis 2001.

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Le Parc Fenestre et le ruisseau de Vendeix :

Ce parc pour enfants de 12 hectares a été créé dès les débuts du thermalisme à La Bourboule, au XIXe siècle. Il est niché entre le mont Charlannes et le quartier haut de Fenestre au Sud de La Bourboule. Il se compose de vastes pelouses, de bassins, de bosquets, d’espaces arborés, d’allées bitumées, de chemins et d’un café-bar. Le ruisseau « Le Vendeix » traverse le parc avant de se jeter dans La Dordogne dans le centre de La Bourboule.

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Le télécabine qui relie La Bourboule au mont Charlannes par des câbles. Inauguré en 1975 en présence du président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, il surplombe le parc Fenestre et la ville de la Bourboule sur plus de 300 mètres pour son point le plus haut. Exploité en régie directe depuis 1984, ce télécabine a cessé de fonctionner le 30 septembre 2012 sur décision de la municipalité. Sa fermeture a été justifiée par la mauvaise situation financière de la commune et les coûts d’exploitation et d’entretien.

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La Roche de Vendeix :

La Roche de Vendeix se situe sur le village de Vendeix à 1107 mètre d’altitude. Ce piton volcanique s’est formé par une lente éruption ayant pour résultat la création de grandes orgues basaltiques. Un château était érigé en son sommet.
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La Dordogne :

La Dordogne, qui prend naissance au puy de Sancy, traverse la commune de La Bourboule.

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La Cascade de la Vernière et le ruisseau de Cliergue :

Le ruisseau de Cliergue, qui sépare la commune de La Bourboule et du Mont Dore, offre deux cascades. La cascade du Plat à Barbe (qui est du domaine privée), et la cascade de la Vernière.

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Autres photos de La Bourboule :

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Boulevard Georges Clemenceau

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Rue de Pologne

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Quai Souchal

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Quai de l’Hôtel de Ville

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Place du Souvenir

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L’église de La Bourboule avec le Puy Gros en arrière plan

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Place de la République

Pour en savoir plus / Sources :

 

2 Comments

  1. bravo et merci pour ce très joli reportage sur La Bourboule, que de souvenirs après 6 années de cure pour mes enfants. J ‘y suis retournée en « pèlerinage » cette année et déçue de voir les thermes Choussy et la source devant la mairie fermés; est ce définitif ?
    Cordialement

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